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ARCHIVES AÉROCLUB VALLÉE D'AOSTE |
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Voler oh, oh, ou l'amour de l'air et de la poésie dans les ciels valdôtains |
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L'Aéroclub Aoste est inévitablement une partie de la société valdôtaine et comme dans toute association, on y trouve des personnages de tout acabit : ouvriers et ingénieurs, personnes aimables et non, pilotes expansifs et timides, des gens aisés et des jeunes sans le sou. En somme, c'est presque comme dans la vie quotidienne : rien d'extraordinaire. Mais par dessus tout, ce qui fait la différence, ce sont les personnes et notre piste, longue d'à peine 1.240 mètres en a vu de toutes sortes. Il m'est impossible de toutes les rappeler. J'en oublierai de toute façon quelques unes, mais au moins quatre d'entre elles méritent d'être citées. La première a été sans aucun doute un brave assesseur à l'Instruction Publique d'alors qui faisait bien son travail : il s'appelait Corrado - comme mon frère - Corrado Gex Nous étions en 1959, quand avec un groupe de passionnés, il ouvrit la route des cieux à celui qui, actuellement, est l'Aéroclub Aosta. Puis vint ensuite le grand Cesare Balbis, homme multiforme, pas toujours aimé à cause de son caractère un tantinet difficile, pilote hors du commun et pionnier de l'aviation locale; un Grand sans doute aucun. Engagé désormais surtout sur le front du vol en haute montagne (atterrissages sur les glaciers et autres), il a transféré son expérience sur l'aérosurface (pardon, l'altiport !) de Chamois avec un détachement de pilotes chevronnés. Ensuite, il y a Nino Perotti : champion de vol à voile, non plus très jeune, mais de renommée internationale qui a vraiment soigné l'image de notre Région; pour raconter ses aventures, il faudrait écrire un roman entier! Le quatrième homme est un monsieur un peu efffacé, à l'air insoupçonnable, qui semblerait plutôt un banquier sorti tout droit de derrière son bureau derrière lequel il passe tranquillement sa journée de travail mais - sans vouloir absolument ne rien enlever aux banquiers - quand il se saisit de la cloche de son planeur, c'est un géant. Il s'appelle Giacinto Giorgio (Giorgio, c'est son nom de famille et je sais qu'il tient à le souligner!). Il a deux records italiens à son actif qui donnent froid dans le dos : celui de la hauteur (10.544m d'altitude) et celui de la distance (1.120km à vol d'oiseau). Les deux résultats ont été obtenus en pilotant un planeur. Le petit Aéroclub Aosta attire des pilotes du monde entier et il n'est pas rare de voir atterrir des avions provenant de la proche France ou de la Suisse, mais il y a aussi beaucoup d'Allemands et de Hollandais, voire même des pilotes néo-zélandais qui viennent voler dans les cieux de la Vallée d'Aoste. Tout en n'étant pas publicisé, notre espace aérien jouit, outre d'un panorama unique, d'un phénomène qui s'appelle "onde" : je ne vais pas vous ennuyer avec l'aspect purement technique, mais je vous garantis que c'est une grande et belle chose qui au printemps attire les pilotes de vole à voile comme des abeilles sur les fleurs. Le plus beau de tout est qu'il n'est pas rare de se retrouver en vol avec un aigle à ses côtés; planer avec un tel compagnon est une expérience vraiment extrarodinaire ! Depuis quelques années, aux commandes du club, il y a Matteo Santin, pilote d'avion à moteur outre qu'excellent photographe qui se démène entre les mille taches qui attendent généreusement celui qui accepte une telle charge : il n'est pas seul mais faire tenir debout une structure comme l'Aéroclub Aosta qui occupe quatre personnes à temps plein et compte environ 200 inscrits n'est pas une entreprise facile mais c'est sans aucun doute une grande satisfaction : l'amour de l'air et de la poésie est largement récompensé Enrico Girardi |
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